Marcel Rebiai, mai 1994
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COMMENT L’ISLAM EST NE ET SE COINÇOIT, SES PRETENTIONS SUR JERUSALEM
Sa propre valeur par sa propre revelation
Quand Mahomet a commencé à instituer l’islam, il a été poussé par un sentiment d’infériorité, une réalité humaine dans laquelle nous nous trouvons tous depuis la chute. Depuis que sa relation avec Dieu a été rompue, l’homme a perdu le sens de sa propre valeur ainsi que l’aptitude de se comprendre lui-même, car les deux dépendent uniquement d’une relation personnelle entre Dieu et l’homme. Seul Dieu donne à l’homme cette haute valeur d’être son image et son face-à-face. Dès que l’homme se retire de cette relation toute personnelle avec Dieu, qu’il se distancie de Dieu qui l’a créé, qui lui a donné sa destination, son identité et sa valeur, il s’égare (lire Esaie 53). Et les conséquences en sont: crise d’identité existentielle, sentiment d’infériorité (aussi quand il s’extériorise dans la fierté, la surestimation de soi-même et l’arrogance), solitude intérieure, perte de l’aptitude de faire confiance et le sentiment d’être à la merci de tout. C’est sur cette réalité que se fondent les questions existentielles de chaque être humain: Qui suis-je? D’où est-ce que je viens?
L’impulsion qu’a l’homme naturel de vivre, de paraître et d’aller ainsi à la perte du sens de sa propre valeur est en fin de compte son besoin d’être mis en valeur. Cette impulsion le pousse à toujours rechercher la confirmation d’avoir été remarqué par les autres. Cette expérience le met en valeur et luis donne la possibilité de s’accepter et de se comprendre. Comme notre nature est d’avoir des relations, nous sommes créés pour découvrir notre valeur en premier lieu dans l’amour que Dieu nous porte et aussi dans l’amour que notre prochain nous porte.
Mahomet a constaté que les juifs ainsi que les chrétiens avaient une révélation de Dieu. Dieu s’était tourné vers eux. Les deux communautés possédaient un livre dans leur langue. Alors pourqoui Dieu ne s’était-il pas aussi adressé au peuple arabe?! Mahomet ressentit que contrairement à ces deux peuples, les Arabes étaient ignorés. Le sentiment d’avoir été mis de côté par Dieu humilia Mahomet très profondément. C’est ce sentiment d’infériorité qui le poussa de se mettre à la recherche d’obtenir de ce Dieu une révélation et une considération particulières pour lui et son peuple. Mahomet se mit donc à chercher Dieu.
Qui s’est révélé à Mahomet?
Les puissances, que Mahomet a rencontrées et qui se sont révélées à lui (selon le Coran, il s’agit de l’archange Gabriel), charactérisent l’esprit qui se manifeste dans l’islam: pendant et après ces apparitions, Mahomet était non seulement pris d’une grande peur, mais il fût poussé à trois reprises à mettre fin à sa vie. Il eût le sentiment que ces rencontres ne venaient pas de Dieu, mais plutôt de démons et d’esprits maléfiques.
Khadidja, la femme de Mahomet, tient l’étrier à l’islam
Khadidja, la femme de Mahomet, de quinze ans son aînée, était très belle et très riche, une forte personnalité qui aimait à briller dans la société. C’est elle qui avait épousé Mahomet et non l’inverse. Elle découvrit l’opportunité du moment pour arriver au pouvoir. Assurant Mahomet qu’il était élu prophète, elle le poussa à rechercher ces révélations et à se livrer à ces rencontres (démoniaques). En animant Mahomet à exercer sa fonction de prophète, Khadidja contribua grandement à la naissance de l’islam. Sans cette femme, les choses n’auraient pas été si loin.
La Mecque, un centre de polythéisme
Mahomet vécut en Arabie Séoudite à la fin du 6ème siècle, à une période de déchéance religieuse et sociale qui a aussi touché sa famille. Les Arabes croyaient en un grand nombre de dieux et pratiquaient le fétichisme, c.-à d. ils adoraient des pierres ainsi que des phénomènes de la nature. La Kaba, la pierre noire qui se trouve à la Mecque, remémore ces rites antéislamiques. En ce temps-là déjà, la Kaba attirait une foule de pélerins, qui allaient avec l’espoir de vivre un évènement religieux et de faire de bonnes affaires avec les esprits invisibles ainsi que les gens.
Un grand nombre de juifs et de chrétiens vivaient dans cette région. L’Eglise d’alors bannissait les hérétiques en Arabie Séoudite qui devint un arrière-pays pour le royaume byzantin. Mahomet, qui vint en contact avec plusieurs d’entre eux, eût connaissance de plusieurs enseignements non conformes à l’Evangile. Par exemple, c’est de là que vient la notion de la trinité Dieu le Père, Jésus et Marie dans le Coran.
Mahomet s’oriente vers les juifs et les chrétiens
Dans les débuts de sa recherche de Dieu, Mahomet se basait surtout sur ce qu’il entendait des juifs et des chrétiens. Il parlait de Dieu le créateur, il disait que les hommes doivent observer les commandements de Dieu (sans bien savoir de quels commandements il s’agit) et qu’à la fin des temps Dieu jugera les hommes d’apres leurs actions. Il était ami des juifs; il était convaincu qu’ils étaient les principaux témoins de sa vocation. Car, les juifs aussi parlaient d’un seul Dieu créateur, du jugement, des anges.
Ce Dieu unique était un message tout à fait nouveau pour le monde arabe où tous adoraient différents dieux. Mahomet prêchait ce Dieu unique à la Mecque, disant au peuple arabe que s’il ne voulait pas le croire, il n’avait qu’à aller demander aux juifs qui confirmeraient la vérité de son message. La position de Mahomet à la Mecque était très difficile. Sa femme Khadidja, qui l’avait tellement soutenu dans sa fonction de prophète du peuple arabe, ne vivait plus. Mahomet partit à Médine.
Mahomet, le premier homme d’état islamique
Médine est située à environ 300 km au nord de la Mecque. A cette époque-là, la colonie juive de cette ville représentait la moitié de la population: 40’000 juifs y vivaient avec les Arabes sans aucun problème. De nombreux Arabes avaient sympathisé avec le Dieu d’Israël. Certains avaient même adopté la vie et la foi des juifs, ayant ressenti que cette foi était beaucoup plus élevée, beaucoup mieux réglée que la leur. Il n’existait aucune inimitié entre eux, au contraire. C’est plus tard que cette hostilité entre juifs et Arabes s’est formée. Elle n’est donc pas de source ethnique. A Médine, la vendetta que pratiquaient surtout les Arabes, mais aussi les juifs, menaçait d’exterminer la population. On fit appel à Mahomet pour venir mettre un terme à la vendetta et pour donner de nouvelles lois à la ville, ce qu’il fit. Mahomet parla en arabe à ses compatriotes du Dieu unique qui s’est maintenant révélé au peuple arabe par son intermédiaire. Il apporta une nouvelle législation et de nombreuses améliorations sociales aux Arabes de Médine. Voilà comment naquit la première communauté islamique.
ALLAH - LE MEME DIEU POUR LES CHRETIENS, LES MUSULMANS ET LES JUIFS?
Pour notre vie de chrétien et pour bien comprendre ce qu’est l’islam, il est primordial d’élucider cette question! Pour beaucoup et même souvent aussi pour l’Eglise, la réponse à cette question n’est pas claire. Cela va de soi qu’on admette que les chrétiens et les musulmans croient au même Dieu. Toutes les activités islamiques auxquelles l’Eglise collabore ainsi que la propagande proislamique qu’on trouve de plus en plus dans les journaux paroissiaux en sont une preuve.
Il n’y a qu’un seul Dieu. C’est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Dieu le père de Jésus-Christ. Au fait, la question n’est pas si les musulmans ont ou n’ont pas le même Dieu que les chrétiens. La vraie question est comment vient-on à ce Dieu, quel est le chemin qui conduit à ce Dieu, de quelle manière ce Dieu s’est-il véritablement révélé.
Pour mettre cette question au clair, nous voulons tout d’abord faire état des affirmations capitales de l’Evangile, puis de celles de l’islam.
LES AFFIRMATIONS CAPITALES DE L’EVANGILE
Un Dieu qui se manifeste dans la relation
Le Dieu de l’Evangile est un Dieu de communication, ce qui est exprimé dans la Bible dès la première page et transparaît dans la Trinité. Puisque Dieu est un Dieu de communication, l’homme, sa créature, est aussi un être de communication. L’homme a été créé pour avoir des relations, sans lesquelles il ne peut exister.
Le péché est un problème de relation
Dans la Bible, le péché est toujours un aspect de la relation. Le péché entraîne une détérioration, une rupture de la relation avec Dieu. David atteste cette conséquence du péché très clairement dans le Psaume 51: «J’ai péché contre toi seul.» David était conscient que sa faute avait une répercussion directe sur sa relation avec Dieu. Parce que le Dieu de l’Evangile tient à une relation intacte avec nous et qu’en même temps il tient compte de la réalité de notre nature déchue et pécheresse, le pardon des péchés est le thème central de l’Evangile. Le pardon rétablit notre relation avec Dieu.
Dieu veut des relations saines
Parce que notre Dieu est un Dieu de communication, nous chrétiens avons seulement un commandement qui existe déjà dans l’Ancien Testament et que Jésus aussi nous a donné: le double commandement d’aimer. Il est question de la relation avec Dieu, de ma relation avec moi-même et de la relation avec les autres. Nos relations sont loin d’être toutes intactes, même si nous sommes chrétien. Mais par sa mort sur la croix, par son sang versé, Jésus a créé la condition par laquelle nous pouvons assainir progressivement nos relations. Une dimension de cette envergure ne se trouve que dans l’Evangile: une relation vraiment intacte du Père avec moi et de moi avec mon prochain.
Dieu donne la vie à ses creatures
Lorsque la Bible parle de l’autorité de Dieu, elle entend toujours par là que Dieu, qui est la source de toute vie, donne la vie à ses créatures, car il veut qu’elles vivent. Dieu n’a aucun plaisir à voir mourir les méchants. C’est pourquoi son autorité a toujours comme but de donner la vie aux hommes. Partout où nous chrétiens parlons d’autorité ou l’exerçons au nom de Dieu et constatons que cette autorité détruit la vie, la met à l’étroit au lieu de la créer, l’autorité ne vient pas du Dieu de l’Evangile.
A l’écart de Dieu il n’y a pas de vie
Parce que Dieu se manifeste dans la relation et qu’il n’y a de vie que dans la relation avec Dieu, tous ceux, dont la relation avec lui n’est pas saine, sont livrés à la mort. Ce n’est pas une punition de Dieu, mais une conséquence puisqu’il n’y a pas de vie sans une relation intacte avec Dieu.
LES AFFIRMATIONS CAPITALES DE L’ISLAM
Dieu établit sa domination par la loi
Les affirmations précitées de l’Evangile sont inconcevables dans l’islam, car ce n’est pas la relation qui est au centre, mais la loi que Dieu a révélée. Dans l’Evangile, c’est Dieu lui-même qui s’est révélé en son Fils Jésus, car c’est la relation avec les hommes qui compte pour lui. Dans l’islam, Dieu a révélé sa loi par un prophète; il ne s’est pas révélé lui-même. L’islam a quatre écoles légistes qui s’occupent d’appliquer cette loi à la vie quotidienne jusque dans les plus petits détails parce que la domination de Dieu est établie par cette loi. Le but de l’islam est d’établir la domination de Dieu au moyen de cette loi divine.
Dieu exige une soumission totale à son autorité, si nécessaire par la force
L’islam ordonne de mettre la création entière sous la domination de cette loi divine. L’islam parle de deux réalités: la maison de l’islam et la maison de la guerre. La maison de l’islam est la partie du monde qui est déjà sous la domination de la loi islamique. La maison de la guerre est la partie qui reste encore à mettre sous l’autorité de cette loi. Pour chaque musulman, la tâche de toute sa vie consiste à établir cette loi, qui est l’autorité de Dieu, dans le monde entier; car le Dieu de l’islam n’a qu’un intérêt, celui de dominer. Dans l’islam, la domination est toujours au détriment de l’homme individuellement, car l’homme n’a d’importance que dans la mesure où il combat pour établir la domination de Dieu par la loi.
l’islam ne fait pas de distinction entre la domination de Dieu dans ce monde et dans l’autre. L’islam veut démontrer sa domination sur cette terre pour justifier sa prétention d’être la vérité. Seulement là où toutes les religions se sont soumises à cette loi, l’islam peut se manifester comme étant vraiment la religion élue par Dieu; c’est pour cela que la domination a une telle importance! Et tout est permis dans l’islam pour ériger cette domination. Quand nous les chrétiens parlons de la vérité, nous avons une idée très concrète: pour nous, la vérité est toujours liée à la liberté. Dans l’islam, la vérité a une toute autre signification; voyons ce que disent des théologiens islamiques notables à ce sujet:
«Le mensonge est un péché, à moins qu’il soit raconté pour le bien d’un musulman ou pour le sauver d’une catastrophe» (tiré de ‘Al Awsat’ de Al Tabarani).
«Dans une guerre, il est permis de raconter des mensonges pour réconforter les combattants musulmans qui en ont besoin» (cité par Ibn Al Arabi).
«C’est mal d’être fier, sauf dans la guerre. Allah le tout-puissant aime quand un musulman mène son combat avec fierté, car il prouve par là qu’il n’a pas peur d’affronter son ennemi et qu’il est résolu de le vaincre» (cité par Ibn Al Abari).
Cette guerre religieuse n’est pas seulement un combat contre des idées, des arguments, mais surtout aussi une puissante force armée, une guerre sainte (voir les paragraphes des surates - chapitres - suivants du Coran, traduction de Rudi Paret: 2:190-194, 216, 217; 4:94-96; 8:12-16, 39, 65, 67; 9:23, 29, 73 et autres).
L’objectif de l’islam est territorial
Dans l’islam, il n’est question ni de l’homme individuellement, ni de sa relation avec Dieu; l’islam n’a pas pour but de convertir, mais seulement de dominer. Et pour cela, il n’y a pas besoin de renouveler la mentalité. Le seul objectif de l’islam est de mettre le plus possible de territoires sous sa domination. Il n’est pas question d’une domination intellectuelle, mais d’une domination rendue concrètement visible en vue de se faire admettre comme étant la vérité sans retour. L’islam ne fait aucune distinction entre ce monde et l’autre. Tous les peuples et toutes les nations doivent être visiblement sous la domination de la loi islamique. Ce ne sont pas de coeurs humains, mais des territoires que l’islam veut gagner.
Toute-puissance orientale
L’image que l’islam a de Dieu s’oriente vers celle des anciens souverains d’Orient qui détenaient une toute-puissance inimaginable. Outre la justice et la miséricorde (qui ont une signification différente dans l’islam et l’Evangile), la toute-puissance est l’attribut principal du Dieu de l’islam. Tels sont les termes de l’appel à la bataille dans l’islam: «Dieu est toujours le plus fort. L’ampleur de sa puissance va à l’infini!» Puisqu’il est infiniment puissant, l’homme n’a pas d’autre choix que d’obéir à Dieu. Dans l’islam, la relation entre Dieu et les hommes est une relation de force. Le Dieu de l’islam est un Dieu fort et tout-puissant. Pour cette raison, les musulmans ne peuvent concevoir que Jésus (qui est dans le Coran le deuxième prophète en importance et non le Fils de Dieu) ait été crucifié et que Dieu ait laissé mourir son prophète sans intervenir.
Dieu est inapprochable
L’islam s’est fait une image naturelle de Dieu c.-à d. Dieu est infiniment loin, ce qu’il est aussi, selon la Bible, dans la création déchue où la distance entre Dieu et les hommes est infinie. (L’image de Dieu des musulmans peut donc aussi être l’image de Dieu des suisses ou des allemands; car les suisses ou les allemands, qui ne sont pas réconciliés avec Dieu par Jésus-Christ font toujours partie de la création déchue et sont donc islamiques dans leur manière de penser et d’agir vis-à-vis de Dieu). Il est inconcevable pour l’islam de parler de Dieu comme un Dieu de communication, avec lequel on peut avoir une relation personnelle. Ceci est un blasphème pour l’islam, car Dieu ne peut pas être approché par les hommes. Il est élevé au-dessus de tout. Le Dieu de l’islam ne peut être asssocié à la misère, à la souffrance humaine, car il est impossible qu’il puisse perdre. Il est un Dieu de combat et de victoire. Un souverain n’a aucune impuissance en lui et ne doit pas entrer en contact avec la faiblesse! Sur ce point aussi, le Dieu de l’Evangile est bien différent, lui qui a choisi les faibles et les humbles (l Cor 1,27-29).
Se revancher au lieu de pardonner
Dans l’Evangile, la conséquence de la chute est une rupture de la relation de l’homme avec Dieu. Dans l’islam, cette relation entre Dieu et l’homme n’ayant jamais existé, il n’y a par conséquent ni chute (péché originel), ni délivrance dans le sens de l’Evangile. Bien sûr, il arrive qu’un musulman enfreigne la loi de Dieu; ceci ne le mettra pas en conflit avec Dieu, mais seulement avec sa loi qui lui impose de rendre la pareille. L’autorité de Dieu est manifestée par sa loi, dont les principes sont récompense ou punition. L’homme dépend uniquement de sa propre capacité d’observer cette loi. Le Dieu de l’islam dit: «Nous avons créé l’homme et lui avons donné une intelligence qui le rend capable de connaître et d’observer la loi de Dieu.» Le musulman doit se comporter conformément à la loi. Lorsqu’il a commis une transgression, il doit réparer sa faute. Il n’y a pas de pardon sans une revanche de l’homme. L’islam dit: «Si tu pèches, tu pèches contre toi-même et si tu agis bien, tu le fais pour toi-même.» Dieu ne se laisse pas toucher par la conduite des hommes.
Pas de liberté de religion
Un musulman n’a pas la liberté d’être musulman. Un chef islamique algérien a dit: «Il n’y a qu’une seule liberté pour l’homme, c’est la liberté d’être musulman.» Celui qui entre dans le système islamique n’a plus le choix d’en sortir, car celui qui se distancie de l’islam commet un grave affront, un outrage envers Dieu qui, selon la loi islamique, doit être puni par la peine de mort. En outre, une telle liberté représente une trahison envers son propre peuple et envers la société islamique entière. L’islam est la seule religion de Dieu et par conséquent le seul moyen par lequel Dieu s’adresse à la création. Le musulman, adepte de cette seule vraie religion, se trouve le plus proche de Dieu. Mais la réalité pour le musulman est qu’il se trouve dans une prison d’où, du point de vue humain, il n’y a aucune issue. La liberté de religion selon notre conception est impensable dans l’islam où il n’existe que la liberté de devenir musulman.
L’abandon de l’islam vu par les théologiens arabes
Si les marques extérieures de l’attitude que l’islam a vis-à-vis des juifs et des chrétiens ont pu changer, les prétentions de l’islam sont toujours les mêmes. Pour cette raison, c’est avec une bonne conscience que les chrétiens sont discriminés dans les pays islamiques, que des mosquées sont construites en Europe sans penser à autoriser la construction d’une seule église dans les régions islamiques etc. Une citation tirée d’un ouvrage publié par l’université islamique du Caire illustre l’actualité de cette attitude. Après la guerre de 1967, tous les chefs islamiques du monde entier se sont réunis au Caire pour délibérer sur Israël et le rapport entre l’islam et Israël. Ce n’était pas des radicaux, mais l’élite du monde islamique, des érudits. Leurs débats ont été publiés dans un ouvrage volumineux, dont la traduction anglaise a été subventionnée par l’état égyptien. Nous pouvons lire dans une copie en allemand intitulée ‘Israël et les juifs vus par les théologiens islamiques’ ce qu’un de ces professeurs dit à propos d’un abandon de l’islam:
‘Personne pensera à renier la foi qu’il professe à moins qu’il découvre que les principes en sont faux. L’islam est fondé sur des dogmes vrais; aucun musulman ne s’avisera de le contester, à moins d’y être contraint. La plupart de ceux qui ont abandonné l’islam sont des opportunistes qui avaient adopté l’islam à des fins mondaines et qui, une fois leurs buts égoïstes atteints, sont retournés à leur ancienne foi. Nous parlons ici des juifs et des chrétiens qui au cours de l’histoire ont été mis à mort pour être retournés à la croyance qu’ils avaient auparavant. Ces opportunistes adoptent la foi librement mais sans conviction. Il n’y a que la loi pour protéger la religion d’un tel manque de sérieux. Il faut donc punir sévèrement un abandon de l’islam; en général, c’est par la peine de mort, afin que celui qui se convertit à l’islam sache ce qui l’attend au cas où il viendrait à l’abjurer. Personne n’entrera dans un endroit s’il sait qui’ une fois là il y sera enfermé sans tout d’abord réfléchir à ce qu’il veut faire et sans avoir pris la ferme résolution d’y rester.’
L’identité du musulman
Qu’est-ce qui amène le musulman à s’engager avec une profonde conviction pour un tel Dieu? Le musulman a part au règne de Dieu dans la mesure où la loi islamique domine. Son devoir est de lutter par tous les moyens pour établir la domination de cette loi. C’est en quelque sorte la seule possibilité pour lui d’avoir une identité, un espace vital. Partout où l’islam domine, les musulmans ont droit à cette appréciation: «Vous les croyants, vous êtes la meilleure communauté sur cette terre, la communauté créée par Dieu. Vous ordonnez selon la loi, vous interdisez ce qui est mal.» ‘La meilleure communauté’ signifie: les favoris de Dieu, l’élite de l’humanité, une bénédiction pour tout le monde, les héritiers du paradis.
L’islam est du point de vue humain une religion raisonnable
Que l’amour de Dieu pour nous soit sans aucune réserve est au-delà de toute raison. Pour l’islam, qui est humainement une religion raisonnable, il est absolument impossible de comprendre un tel amour. L’islam, une religion de l’homme naturel, de l’homme déchu, part du principe qu’avec tout ce qu’il fait, l’homme est porté à une vie optimale. L’islam a fait de la création déchue un principe divin où l’homme cherche de ses propres forces à rétablir sa valeur perdue. L’islam offre la puissance à l’homme avec l’objectif de dominer sur les autres pour se débarasser de sa propre infériorité: «Fais la guerre pour établir la loi divine de l’islam et tu domineras!»
Même si l’islam donne l’impression d’être monothéiste, l’homme y est totalement livré à lui-même et est fixé sur lui. C’est la religion d’un Dieu absent qui ne s’occupe pas des hommes et de leurs intérêts. Ce ne sont pas seulement les musulmans qui pensent que Dieu est loin et qu’il ne s’occupe pas des hommes... Il y a aussi de nombreux non-musulmans qui ont la même conception.
L’ISLAM, UNE RELIGION POSTCHRETIENNE
Les juifs rejettent la prétention de Mahomet
Une fois que Mahomet était arrivé au pouvoir à Médine, il se mit en controverse avec les juifs au sujet de la foi, car il voulait se faire accepter d’eux comme prophète. Mais les juifs lui firent comprendre sans grand ménagement qu’Elie était le seul prophète qu’ils attendaient et qu’Elie ne sera certainement ni arabe, ni ignorant des Ecritures comme lui. Ainsi, ils mirent le doigt en plein sur la plaie de son complexe d’infériorité qui avait été son impulsion. Les juifs lui dirent sans ambages que ses révélations étaient d’inspiration démoniaque, ce qui en d’autres termes voulait dire que les Arabes n’étaient pas dignes que Dieu se révèle à eux. Mahomet se sentit complètement rejeté par les juifs, desquels, pourtant, il avait adopté bien des choses (p.ex. au début, les musulmans en prière ne se tournèrent pas vers la Mecque, mais vers Jérusalem qu’ils considéraient comme étant la première ville sainte). Une inimitié s’est alors déclarée entre Mahomet et les juifs.
Les chrétiens ont contribué à la survie de Mahomet
Contrairement au juifs, les chrétiens n’ont pas vraiment rejeté Mahomet; ils en ont plutôt ri. Alors que Mahomet était persécuté par sa propre famille, un souverain chrétien d’Ethiopie lui donna asile ainsi qu’à ceux qui lui étaient resté fidèles, et il l’encouragea de continuer parce qu’au fond les deux avaient le même Dieu. C’est ainsi que les chrétiens ont aidé l’islam à survivre. Pour Mahomet, les chrétiens adoraient des idoles; ils croyaient en trois Dieux et en bien d’autres choses, ce qui était absolument incompréhensible pour lui. Il n’a pu concevoir que les juifs aient pu tuer Jésus en tant que le grand prophète de Dieu. Lui, Mahomet, n’était-il pas le meilleur exemple que ceux qui sont avec Dieu ont la victoire! Et Mahomet eût la victoire! Il élimina tous ses ennemis, il conquit la Mecque et chassa toutes les tribus juives qui étaient contre lui. Sa victoire était la confirmation qu’il était le vrai prophète de Dieu. Souverain victorieux, il passa pour être l’envoyé de Dieu, auquel il incombait d’ordonner au nom du Dieu tout-puissant. Mahomet se détourna aussi des chrétiens, parce que pour lui la mise à mort de Jésus était inacceptable, elle était un signe de faiblesse et de défaillance.
Abraham: un musulman
Voyant que ni le judaïsme, ni le christianisme ne pouvait s’allier avec sa nouvelle révélation, Mahomet chercha une propre voie pour ne pas perdre encore une fois ce qu’il avait atteint. Du point de vue religieux, il y parvint d’une manière géniale. Il remarqua qu’il y avait un personnage, dont l’importance était aussi grande pour les juifs que pour les chrétiens: Abraham. Abraham n’était ni juif, ni chrétien. Les juifs existent seulement depuis la loi du Sinaï et les chrétiens depuis Jésus-Christ. Alors, Abraham pouvait-il être autre chose que musulman?! Le Coran dit à ce sujet (surate 3.67): ‘Abraham n’était ni juif, ni chrétien, ni païen, mais un Hanif soumis à la volonté de Dieu, c.à d. un homme à la recherche de Dieu.’ Et, il n’a pas adjoint d’autres Dieux à son Dieu comme, par exemple, les chrétiens.
L’histoire des religions est islamisée depuis le début
Ainsi, Abraham était à la recherche de Dieu, il était le premier musulman. D’après le Coran, lui et son fils Ismaël ont bâti la Kaba, la première maison de Dieu, pour la bénédiction et la juste conduite des hommes de la terre entière. Mahomet a islamisé toute l’histoire des religions depuis le début: de Adam, puis Noé et Moïse jusqu’aux patriarches, ils sont tous des musulmans. Pour le musulmans également David, Salomon et, à plus forte raison, Jésus sont musulmans, parce que durant leur vie, ils ont eu la seule attitude qui soit vraie et juste vis-à-vis de Dieu. Dieu les a envoyés vers tous les peuples pour leur enseigner l’attitude qui est juste envers lui. Mais, les peuples ne l’ont pas compris. Dieu a donné une révélation écrite à deux peuples élus: les juifs et les chrétiens; mais, elle a été compromise et falsifiée par eux. Par exemple, ils en ont écarté le passage où il était prédit que Mahomet sera le dernier prophète, le sommet des prophètes.
De ce fait, l’islam n’est pas seulement devenu une religion, mais elle est tout simplement la religion naturelle des hommes, selon surate 30.30: ‘Tourne-toi vers la seule vraie religion, conduis-toi comme un Hanif, c.à d. comme un qui se soumet à la volonté de Dieu; c’est la manière naturelle, dont Dieu a créé les hommes.’ On ne doit en tout cas pas changer la manière dont Dieu a créé les hommes. L’islam est la seule vraie religion, mais la plupart des gens l’ignore.
C’est ainsi que l’islam est devenu en quelque sorte une religion postchrétienne, profondément ancrée et légitimée d’être la religion primitive, plus ancienne que le judaïsme et le christianisme.
LES JUIFS ET LES CHRETIENS DANS L’ISLAM
Les païens ont le choix entre l’islam ou la mort
L’islam pense territorialement. Il s’agit d’établir une loi, à laquelle les gens doivent se soumettre. Pour cela, il n’y a pas besoin de se convertir, de se repentir, de renouveler sa mentalité. La seule chose qui importe est que la loi islamique soit reconnue comme étant la loi qui domine. Tous ceux qui ne sont ni juifs ni chrétiens (ni sabéens), donc détenteurs de l’Ecriture, sont considérés comme païens. Ils n’ont que le choix d’accepter soit l’islam, soit la mort.
Les juifs et les chrétiens doivent payer tribut
Par contre, les chrétiens et les juifs qui refusent de devenir musulmans ne sont pas contraints à renier leur foi. Toutefois, ils doivent mettre en évidence par leur vie qu’ils sont des êtres de deuxième classe, des communautés perverties. Parce qu’ils ne sont pas musulmans, ils ne sont pas normaux, ils sont dénaturés, et cela doit être visible. Surate 9 stipule très clairement: ‘Vous les croyants, combattez tous ceux qui ne croient pas en Dieu, ni au dernier jour, qui ne défendent pas ce que Dieu et son envoyé ont défendu et qui ne font pas partie de la vraie religion, de laquelle vous avez reçu l’Ecriture. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils aient perdu leur aplomb et qu’ils payent tribut.’ Les chrétiens et les juifs peuvent vivre dans un pays islamique pour autant qu’ils payent tribut, c.à.d. qu’ils s’acquittent d’un impôt spécial et qu’ils montrent clairement dans la vie publique qu’ils sont des gens de deuxième catégorie. Comme c’était le cas pour les juifs dans l’Occident chrétien, les chrétiens et les juifs vivant dans le monde islamique devaient aussi se faire connaître par un habillement particulier, ils n’avaient pas le droit de monter à cheval et devaient aller de l’autre côté de la rue lorsqu’un musulman approchait. Ils montraient par là qu’ils acceptaient la domination de l’islam. Cette attitude envers les juifs et les chrétiens est celle d’un dominateur envers celui qui est sous sa domination. L’islam doit dominer. Les juifs et les chrétiens sont appelés ‘Dihimmis’, ce sont ceux qui recourent à la protection de leurs dominateurs parce qu’ils en ont besoin. Selon le Coran, le musulman domine dans le monde islamique parce que c’est lui qui détient la loi pour juger les communautés corrompues et anormales. Mais, dans sa miséricorde, Dieu a donné une protection aux juifs et aux chrétiens; ne leur a-t-il pas aussi envoyé une fois des prophètes. Cette attitude de l’islam envers les juifs et les chrétiens n’a pas changé jusqu’à ce jour, même si elle n’est plus rendue visible par l’habillement.
‘Les chrétiens sont absurdes’
Comme déjà mentionné plus haut, l’islam trouve le christianisme absurde: la Trinité, la mort de Jésus sur la croix, la rédemption, le pardon des péchés, le renouvellement de l’intelligence etc. sont improuvables pour l’islam et ne peuvent par conséquent être de Dieu. Dès son bas âge, le musulman sait deux choses au sujet du christianisme et de l’Evangile: premièrement, la Bible a été falsifiée; deuxièmement, le christianisme est une religion pervertie, que Dieu a rejetée. Devenir chrétien est pour le musulman un pas en arrière, car il sort de la communauté élue pour entrer dans une communauté rejetée par Dieu.
‘Les juifs sont maudits’
Les explications que Mahomet a eues avec les juifs lui ont causé davantage de difficultés. A la différence des chrétiens, les juifs se considèrent être le peuple élu de Dieu! Voilà qui touche très concrètement la réalité de la valeur, l’infériorité. Les juifs revendiquent d’avoir une relation particulière avec Dieu, justement ce que l’islam revendique aussi. Ni le Coran, ni l’attitude de la société islamique met en doute que Dieu avait une fois élu les juifs. Le Coran cite à ce sujet: ‘Je vous ai élus de tous les peuples, mais vous ne vous en êtes pas rendus dignes.’ Les juifs ont manqué à leur vocation d’être le peuple de Dieu, ils ont tué les prophètes et n’ont pas suivi les commandements de Dieu. (En effet, l’Ancien Testament parle abondemment du jugement contre les juifs et des malédictions qui sont sur eux.) Une fois que Dieu en a eu assez des juifs, il les a livrés au musulmans pour les juger. Dieu a maudit les juifs. Citation d’un érudit islamique tirée du Coran: ‘Ils (les juifs) sont l’ennemi et la maladie qui rongent nos pays.» Le Coran décrit les juifs comme étant des ennemis sans aucun sentiment humain, une peste ou une plaie, maudits comme Satan, que Dieu a expulsé de son Royaume de grâce. Tel Satan, ce peuple est envoyé pour commencer la guerre. Dieu a mis les musulmans en garde contre les juifs en leur disant: ‘Vos pires ennemis sont les juifs et les non-croyants. Lorsque tu les rencontres, il se peut que leur physique ou leur langage te plaise. Mais, ils sont tes ennemis, méfie-toi donc d’eux. Puisse Allah les détruire, car ils se sont écartés de la vérité.’ Depuis lors, tout ce qui a une fois appartenu aux juifs, appartient à la nouvelle communauté de l’islam: les prophètes de l’Ancien Testament, le pays, la vocation... Dieu accorde toutes ces choses seulement à ceux qui représentent la communauté qu’il a élue. La société islamique a été établie à la place du judaïsme.
L’islam exécute le jugement de Dieu contre les juifs
Le musulman se figure être appelé par Dieu à exécuter son jugement contre les juifs, et ceci en deux étappes: La première étappe a eu lieu sous Omar, (successeur de Mahomet) qui, après sa conquête de Jérusalem, prit le pouvoir sur Jérusalem et la Terre Sainte.
La deuxième étappe a à voir avec la prétendue ‘heure du destin’, l’heure de la surrection. Buchari et Muslim (8ème/9ème siècle) ont joué le rôle le plus important dans la transmission du hadith (recueil de la tradition islamique, le livre le plus important dans l’islam après le Coran). Ils ont retenu que l’heure de la résurrection ou précisement, ‘l’heure du destin’ arrivera dans un avenir lointain, seulement une fois que les musulmans auront remporté la victoire définitive sur les juifs dans la grande bataille contre eux. Au sujet de ‘l’heure du destin’, le hadith d’après Abu Huraira retient que le prophète aurait dit: «L’heure du destin ne viendra pas jusqu’à ce que vous combattiez contre les juifs; et la pierre dira: Oh, musulman! Un juif est derrière moi. Viens et tue-le.» De même, Abdullah Ibn Omar rapporte dans le hadith de Buchaira que le prophète Mahomet aurait dit: «Vous brandirez les armes contre les juifs jusqu’à ce que l’un d’entre eux se cache derrière une pierre qui dira: ‘Oh, musulman, serviteur du Seigneur! Un juif se trouve derrière moi. Viens et tue-le.’»
Par conséquent, le retour de juifs en Israel et dans la ville Sainte de Jérusalem est pour l’islam la plus grande remise en question de son identité et aussi la plus grande menace. A titre de rappel: Pour l’islam, la domination est toujours et très concrètement une question de territoire et jamais d’esprit. Quoiqu’en tant qu’élite de Dieu, la victoire leur est consentie, les états islamiques n’ont pas toujours remporté la victoire au cours des dernières années.
Jusqu’au début de ce siècle, Jérusalem et toute la Terre Sainte ont toujours été islamiques, sauf durant la courte période des Croisades. Pendant plus de mille ans, tous les lieux saints (la montagne de Moriah, le tombeau d’Abraham etc.) étaient sous domination islamique. Ceci était la confirmation que l’islam est la seule vraie religion. Pour cette raison, le sentiment que l’islam a de sa propre valeur n’a jamais été ébranlé. Le fait que l’islam régnait sur la Terre Sainte, où Dieu avait appelé ses prophètes et s’était révélé, était bien la preuve que l’islam est la religion de Dieu.
L’ISLAM REVENDIQUE JERUSALEM
Israël: la Terre Sainte de l’islam
D’après le Coran, Israël a été sanctifié par Allah. On lit dans la surate 17 (qui est l’une des plus importantes surates du Coran concernant Jérusalem) et fréquemment aussi dans d’autres surates: ‘le lieu de prière lointain et la terre (de ce lieu de prière) que nous avons sanctifiés’. On remarquera que le Coran mentionne très souvent: ‘la terre que nous avons sanctifiée’ en rapport avec David. Israël, la Terre Sainte, est la terre de l’islam, parce que ‘Dieu l’a sanctifiée au nom de l’islam’ et que la vocation des juifs d’être son peuple a été transmise à la communauté islamique.
Les juifs s’approprient Hébron parce que Abraham y est enseveli - l’islam répond que Abraham était musulman. Donc, pour le musulman, Jérusalem, Hébron etc sont territoire islamique dès l’origine. Le problème actuel au sujet de Jérusalem n’est pas le problème du peuple palestinien. Les racines sont beaucoup plus profondes. L’existence des juifs en tant que peuple ainsi que son retour en Terre Sainte mettent l’islam au défi de donner de nouveau la preuve de sa légitimation à se faire admettre comme la vraie religion.
Jérusalem: le nerf de l’identité islamique
L’identité islamique est reliée à Jérusalem comme à aucune autre ville. Elle a une signification centrale pour les musulmans, car elle a été leur premier lieu de prière. Au début de l’islam, les musulmans se tournaient vers Jérusalem quand ils priaient. Partant de l’idée que Dieu lui avait parlé comme aux juifs, Mahomet s’assimila à eux et adopta bien des choses de leur foi, même leurs temps de jeûne ainsi que différentes prières. Pour une raison de tactique, la Mecque est devenue plus tard la direction d’orientation pour la prière. Il est intéressant de relever que, selon la tradition islamique, c’est à Jérusalem et non à la Mecque que Mahomet est monté au ciel pour rencontrer tous les prophètes. Pour le musulman, Jérusalem est la porte vers le ciel. A la fin des temps, la Mecque sera même apportée à Jérusalem comme une épouse. Le Messie - qui aussi dans l’islam est Jésus - entrera à Jérusalem par la porte de l’est pour briser la croix, juger les non-musulmans et mettre la création entière sous la loi de l’islam, pour prendre épouse, recevoir tous les honneurs, mourir après quarante ans, être enterré à côté de Mahomet et arriver à la même gloire que lui.
Al Kuz: la ville sainte
Jérusalem est la seule ville sainte pour l’islam qui porte le nom ‘la sainte’. Les musulmans ne parlent jamais de Jérusalem; pour eux, cette ville s’appelle ‘al Kuz’, la sainte. Là, sur la montagne Morija, se trouvent aujourd’hui la mosquée A-Akza et la Coupole du Rocher; l’endroit où Abraham devait sacrifier Ismaël (non Isaac!). Pour cette raison, l’islam ne pourra jamais renoncer à Jérusalem. Cette ville est étroitement liée à l’identité islamique ainsi qu’au choix du peuple. Jamais, l’islam comme les juifs renonceront à Jérusalem, ce qui conduit inévitablement au conflit entre juifs et arabes. Ce conflit n’est ni éthnique, ni culturel, il n’y va pas non plus d’un état palestinien. Le conflit entre juifs et arabes fait paraître le combat spirituel entre l’ennemi qui s’est forgé un instrument puissant dans l’islam, et le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Jérusalem: le centre de l’islam
Jérusalem est restée le centre de l’islam; c’est par elle qu’il doit prouver la continuation de son existence. Durant treize siècles, jusqu’au 19ème siècle, Jérusalem était dans les mains des musulmans! Jusqu’en 1967, la plus importante partie de Jérusalem, avant tout la montagne du temple, était sous domination islamique, de sorte que le retour des juifs pouvait encore être toléré. Mais depuis, la prise de conscience de l’islam est très affaiblie. Au cours des dernières années, surtout des dernières trente années, Jérusalem est devenue l’objet de combat pour le monde islamique entier. Le combat pour Jérusalem ainsi que la libération de la Terre Sainte sont l’objectif de chaque islamiste, qu’il soit en Algérie, au Pakistan, en Inde, en Perse ou en Egypte. Il y va de la domination de l’islam, de la domination de son Dieu avec lequel il domine!
Le Messie règnera depuis Jérusalem
Selon le plan de salut de Dieu, le règne visible du Messie sur cette terre apparaîtra à Jérusalem. C’est dans cette ville qu’il établira son règne de manière concrète. Le diable, qui en est beaucoup plus conscient que bien des chrétiens, concentre ses activités sur cette ville. Les lieux saints de l’islam se trouvent sur la montagne du temple parce que le diable sait que c’est dans cette ville que le Messie érigera son trône. L’ennemi veut éviter par tous les moyens que le règne du Messie se manifeste à Jérusalem. Et cela lui a fort bien réussi justement dans les milieux chrétiens, pour qui depuis des siècles Jérusalem n’est pas un sujet. C’est une des stratègies de Satan; il essaye par tous les moyens de faire ignorer Jérusalem, de l’isoler, de la détruire ou au moins de la dominer. Aujourd’hui, les évènements politiques ont fait de Jérusalem un point de mire pour le monde entier; si bien que presque chaque enfant sur cette terre sait où se trouve cette petite ville dont l’importance est si grande!
L’islam est antisémite et anti-chrétien
Dans l’islam, cet instrument de l’ennemi, il y a deux courants importants: le courant antisémite qui se dresse contre le plan de Dieu avec son peuple, et le courant anti-chrétien, qui nie le Messie et le plan du salut. Les deux courants se cristallisent à Jérusalem, la ville du grand Roi. C’est là que se disputera le combat entre la revendication de l’ennemi de dominer par l’islam et la revendication du Messie de régner. Le Psaume 87 montre Jérusalem comme le milieu des Egyptiens, des Philistins (dans la Bible identiques aux Palestiniens) et d’autres peuples. Dieu a élu Jérusalem pour être la milieu des peuples, le lieu où ils se rencontreront pour voir le Messie. Et en tête de tous ces peuples seront les Arabes. Esaïe chap. 60, 42, 45 énumèrent toutes les tribus arabes qui viendront avec leurs richesses pour voir le Messie. Selon Esaïe 19, 24.25, le temps viendra où Israël s’alliera avec l’Egypte et l’Assyrie (en grand: l’Iraq, la Syrie et les pays arabes voisins). Ensemble, ils seront une bénédiction au milieu de la terre. C’est la vision de Dieu pour le peuple arabe qui, un jour, feront la même profession que la reine de Saba a fait dans l’allégresse devant Salomon: ‘Loué soit l’Eternel, le Dieu d’Israël! Dieu t’a comblé, Salomon, parce que Dieu aime Israël de toute éternité.’ C’est par profession d’une souveraine arabe qui, déjà par Salomon, a connu le vrai Dieu vivant et qui a reconnu sans rivalité la relation entre Israël et le Dieu de tous les peuples.
Il faut faire une différence entre l’islam et les musulmans!
Nous les chrétiens devons bien faire la distinction entre l’islam et les musulmans. Les musulmans ne sont pas la propriété ni de l’islam, ni des puissances qui les tiennent en captivité. La Libye, l’Egypte, l’Arabe Saoudite, l’Iran - ces pays et ces peuples sont la propriété de Dieu et non la propriété d’une religion quelconque. Dieu souffre de voir ces gens être prisonnieres du système démoniaque de l’islam. Jean 3,16 dit clairement que pas un seul être humain est exclu de l’amour de Dieu. Jésus a donné sa vie pour que tous les hommes viennent à lui, trouvent le chemin vers le Messie. Il veut que ces peuples soient délivrés. De très nombreux passages dans l’Ancien Testament montrent que justement les peuples arabes seront les premiers à se rendre vers le Messie. Cela a commencé à la naissance de Jésus avec les mages d’Orient qui sont venus l’adorer. Quand la Bible parle des fils d’Orient, il est toujours question des Arabes. Le diable veut empêcher à tout prix que ces peuples trouvent le Messie, que les promesses les concernant se réalisent. Le système démoniaque de l’islam veut cacher la face du Messie et empècher que l’histoire du salut avec le peuple juif se déroule concrètement et visiblement à Jérusalem ainsi qu’en Terre Sainte.
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